J’ai rédigé un article sur mon blogue à propos de l’entreprise Lili-Les-Bains le 13 mai dernier. Il est tout à fait à propos pour les petites entreprises et je vous le partage sur Le très petit blogue.

Lili-Les-Bains, c’est Louise Daoust, une femme d’affaires aguerrie qui a créé une entreprise de maillots de bain et des vêtements de croisière faits sur mesure il y a 18 ans.  Louise a plongé dans l’univers du Web social pour y prendre sa place. Son but, continuer d’approfondir sa relation avec sa clientèle et accroître son rayonnement. J’ai rencontré Louise à St-Lambert dans son studio. On y est entouré de beaux tissus et traité aux petits oignons.

La présence web de Louise et de Lili se résume à ceci: Une Page Facebook pour Lili, un profil personnel pour Louise et ses nombreuses amies (et amis). Un compte Flickr pour y faire voir les belles créations, un compte Twitter. Elle est aussi sur StumbleUpon <J’adore. C’est comme si je surfais sur 1000 vagues en même temps. Ça m’inspire pour mon blogue.> Elle aura aussi sous peu un compte sur YouTube>. Récemment, elle a créé un beau blogue WordPress qu’elle a rattaché à son site web.>

Un blogue WordPress crée un nouvel achalandage!

< Lili-les-Bains est sur le Web depuis 2000. Le blogue a été pour moi la plus grande surprise. Je pensais que j’allais parler seule pendant des mois. Et c’est le contraire. Ça a été extrêmement rapide. En comparant mes deux sites,  je suis à 281% d’augmentation sur mon blogue. Déjà, je vois que les gens passent autant de temps sur mon blogue que sur le site.>

Je lui ai demandé pourquoi elle avait choisi WordPress: <Je voulais travailler avec Philippe Martin>. Propriétaire de la Fabrique de blogues et très impliqué dans la communauté web montréalaise, Philippe Martin, c’est le champion <mixeur de liens>. Il diffuse beaucoup de contenus via Facebook notamment.

Parmi ses autres ressources professionnelles qu’elle utilise pour continuer sa progression sur le Web, il y a  Michelle Blanc. <Ce que j’aime avec Michelle, c’est qu’il n’y a pas de bullshit.  Elle m’a aidée à plusieurs niveaux. Comment positionner mes titres, au niveau du contenu pour mon blogue, etc. C’est Michelle qui m’a dit de créer ma catégorie <parce que ça me tente’>. C’est important de ne pas toujours parler de business.>

Facebook, pour y découvrir une clientèle plus jeune?

Au Québec, beaucoup de gens ont un compte Facebook. On ne peut jamais deviner qui s’intéressera à nous. <Ce que ça m’a apporté Facebook, c’est une clientèle plus jeune, les nouvelles mamans. Twitter, mes clients n’y sont pas. Quand j’ai commencé en 2007-08, il n’y avait personne sur Facebook. Tranquillement pas vite, les stylistes sont venus. Puis là tout le monde est là. J‘ai créé  une page Lili-Les-Bains. J’y mets plein de photos et mes articles s’y ajoutent automatiquement grâce à mon fil RSS. >

La conversation se passe parfois beaucoup plus sur Facebook que sur un blogue

Facebook permet une intimité nouvelle avec sa clientèle. Louise a découvert que des monsieurs aimaient sa Page. Voici un message d’un adepte: <Voilà bien un endroit qui tient à coeur, le bien-être de toutes les femmes sans les juger>. Je pense que Louise a raison de dire que les gens n’écriront pas ce type de commentaires sur un blogue. Mais avec Facebook, ça marche. Je constate que la conversation se transfère sur la Page Facebook versus le blogue. Que ce soit dans le domaine de la restauration, des boutiques alimentaires et al, je le remarque de plus en plus. (Voir les pages de Boutique Point G, JoeBeef ). Je pense que cela est une progression naturelle pour les petites entreprises, mais tous ne sont pas d’accord avec moi (réf: Michelle Blanc, Pourquoi Facebook c’est de la marde dans un contexte d’affaires).

Conseils aux petites entreprises de Louise!

Je rencontre des petites entreprises toutes les semaines. Leurs principales objections:  la peur des commentaires négatifs, les ressources requises pour faire la transition et le manque de temps. Voici ce que pense Louise de tout ça!

Comment gérer les commentaires négatifs? L’objection est une opportunité!

<Quand on a une objection, cela nous donne l’occasion de donner de l’information à bien plus de monde. Si quelqu’un me questionne sur mes prix, ben la réponse est diffusée à un plus grand public d’un seul coup. Il faut expliquer les choses aux gens. J’en ai eu des commentaires du genre. Cela m’a donné l’opportunité de parler de la qualité de mes produits.>

Bâtir sa présence web demande quand même un peu de courage. C’est normal d’avoir peur. Mais par défaut, un petit entrepreneur n’est-il pas courageux? <Au début, j’avais peur. On a tous des peurs. Si on est géré par ses peurs, on va nulle part. Les petits entrepreneurs, c’est nous le moteur de l’économie. J’en vois plein de belles petites boutiques, des chocolateries super cute, elles ne sont nulle part. Je leur dis, moi je peux passer devant ta boutique parce je suis là, mais la madame de Outremont qui pourrait s’intéresser à tes produits, elle ne les voit pas.>

Les ressources requises : qui risque rien n’a rien!

Pour amener du changement, il faut changer des choses. Du changement, il en aura tout le temps. Louise me le rappelle bien.  <Dans les années 80, c’était les fax, puis les sites web. Aujourd’hui c’est la vague des médias sociaux. Les TPE sont tellement sollicitées, mais elles ne comprennent pas. Allume, tu vas passer à côté. >

Beaucoup de petites entreprises continuent d’investir dans les médias traditionnels sans connaître leur retour sur investissement. Pourquoi ne pas essayer les nouveaux médias et voir ce que l’on peut y obtenir?  On peut aussi revoir ses postes budgétaires. Louise a fait ce choix. <J’ai décidé de couper dans la pub. Je travaille avec Facebook et le Web maintenant. Le plaisir que j’ai à faire découvrir mes créations est énorme. Ça marche. J’ai aussi décidé d’investir afin de pouvoir faire moi-même mes propres photos. Il y a moyen de moyenner. Si tu ne l’essaies pas, tu ne le sauras pas. Elles pensent que ça coûtent cher, mais elles dépensent des sommes folles dans des Hebdos que les gens jettent aux poubelles. >

Le temps dédié aux médias sociaux, faites en une partie de plaisir et non une corvée!

Louise considère que le temps passé  sur les réseaux sociaux en vaut la  peine. Elle y consacre en moyenne 3 heures par jour. Elle fait des recherches de tout genre dans le but de trouver des contenus d’intérêts pour sa clientèle Elle parle de tout, les voyages, les bateaux de croisière, des lieux à visiter, enfin, tout ce que peut plaire à sa clientèle. <Le temps, oui, il faut en mettre. Il faut que ça devienne un plaisir et non une corvée>.

Voilà pour de bons conseils d’après moi. J’ai beaucoup apprécié mon entretien avec Louise Daoust. Je suis convaincue que la place qu’elle occupe sur le Web va continuer de s’accroître. Elle en est qu’au début de son rayonnement. Que pensez-vous de ses conseils aux petites entreprises?

Vous avez aimé? Partagez !Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone