Dans mon dernier billet, je parlais de la démocratisation des communications. Par après, je me suis dit qu’il fallait apporter une nuance à tout cela. On parle souvent de la démocratisation de la communication grâce au Web. S’il est vrai que maintenant tous peuvent s’exprimer comme bon leur semble, communiquer un message de qualité est quelque chose de bien différent. Avoir les moyens de communiquer facilement ne veut pas dire que cela est fait de façon optimale ou efficace.
De nos jours, nous voyons souvent des articles, commentaires, blogues, pages Facebook, sites Web, etc. truffés de fautes d’orthographe. Je ne parle pas d’une ou deux fautes, mais plutôt de ceux où il devient presque désagréable d’en continuer la lecture. Bien sûr, nous devons faire une différence entre l’approche personnelle, sans grande conséquence, et l’approche professionnelle. Moi je m’attarde plutôt à cette dernière. Lorsqu’il s’agit de gérer les moyens de communication d’ordre professionnel, la moindre des choses est de surveiller la qualité de la langue dans laquelle nous communiquons.
Coïncidence ou synchronicité (allez savoir), après avoir écrit ce billet, je suis tombé sur un article de Michelle Blanc intitulé « Merci à ces gens qui ne savent pas écrire sur les médias sociaux ». D’ailleurs, je vous invite à le lire et suivre les liens qu’elle propose. Très intéressant.

L’image et le souci de qualité

L’image pour une entreprise est très importante. C’est pourquoi il sera difficile d’en projeter une image 100 % professionnelle si votre site Web, votre page Facebook ou tout autre outil de communication Web sont bourrés de fautes. Il m’arrive parfois de tomber sur des pages de la sorte où je me pose la question à savoir; si la personne responsable de passer le message a oublié d’en vérifier le contenu ou n’a tout simplement pas pris le soin et le temps de le faire ? Alors, la deuxième question me vient en tête; cette entreprise aura-t-elle le même professionnalisme pour les services ou les produits qu’elle vend ? Si cette entreprise ne se force pas pour corriger quelques fautes évidentes, alors quels efforts mettra-t-elle pour aller au-delà de la simple satisfaction ?

Oui, cela peut être un jugement d’image voire un cliché, mais dans un monde où la compétitivité est féroce, le moindre détail peut jouer, surtout lorsqu’il s’agit de l’image d’une entreprise ou commerce. Alors, mettons toutes les chances de notre côté.

Tous les outils existent

De nos jours, il n’y a plus vraiment d’excuses qui tiennent la route à ce manquement d’attention. Cela est d’autant vrai lorsqu’on voit la panoplie d’outils qui existent (Antidote, Bescherelle, dictionnaire, Français au bureau, etc.).  Ils sont là pour nous aider. Utilisons-les.

Cela étant dit, je ne me considère nullement l’as de l’écriture ou un érudit de la langue, encore moins un rédacteur infaillible à qui la syntaxe et les structures de phrases n’ont plus de secrets. Nous savons tous que cette belle langue qui est le français peut parfois donner des « mots » de tête. Par contre, il s’agit juste de se forcer un tantinet et ne pas passer pour un « sloppy » comme on dirait en bon français.

Est-ce nécessaire ? Oui, car en général, personne ne remarquera un texte sans fautes. Par contre, le contraire n’est pas tout à fait vrai. Oui, cela se remarque et oui cela peut nuire à votre image d’entreprise.

Je termine avec cette belle citation de Nicolas Boileau que j’aime bien me répéter de temps en temps.

«Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. »

P.-S. Si vous remarquez des fautes, n’hésitez pas…  😉

 

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