L’abus de pouvoir est défini comme étant le dépassement des limites légales d’une fonction. Cela dit, un supérieur se donnera souvent des droits, qui pour lui sont acquis, alors qu’en réalité ils ne le sont pas.

 Craignant des représailles, les employés garderont sous silence les actes de leurs supérieurs, car le pouvoir hiérarchique a malheureusement encore sa place. Voici l’histoire de notre dernier cas qui met en lumière une tendance dépassée, mais oh! combien tellement réelle.

Monsieur X, directeur de marché d’alimentation depuis plusieurs années, a pris au fil du temps de bien mauvaises habitudes. Ce qui un jour a possiblement été utilisé comme mode de dépannage et devenu une habitude presque hebdomadaire. Demander un prêt d’argent à partir du coffre-fort pour payer une épicerie sans que ce prêt soit remboursé, faire passer ses articles à la caisse pour ensuite faire mettre la transaction en suspens sans jamais faire rappeler cette dernière pour la payer, demander des produits sans frais à des fournisseurs et les faire livrer directement à son domicile, prendre des articles dans différents départements pour consommation immédiate sans les payer et j’en passe. Tous ces passe-droits en raison qu’il était le directeur.

Lors de l’interception de ce directeur, les employés étaient tous au courant des passe-droits. Plusieurs en discutaient souvent entre eux, mais personne n’osait le dire au propriétaire, qui pourtant était victime de vol interne par son premier bras droit, son homme de confiance.

Ce qu’il faut comprendre est qu’un directeur demeure un employé du commerce tout comme l’ensemble de son équipe. Ses fonctions de gestionnaire ne lui confèrent aucunement des droits quant aux produits et aux argents de l’entreprise. Bien que les employés aient souvent tendance à croire que le contrat entre un propriétaire et son directeur soit ultra-secret et que celui-ci lui confère des droits de propriété, rien ne doit être tenu pour acquis à moins d’avis contraire du propriétaire.

Les propriétaires se doivent de garder un lien d’affaires ultime sur la relation avec les fournisseurs de produits ainsi qu’avec les employés, et ce, même lorsqu’il y a un directeur en place. La confiance se doit d’être avertie et les employés doivent savoir que tous les membres du personnel doivent payer pour les produits qu’ils prennent et que les passe-droits ne sont ni coutume ni tolérés sans la permission du propriétaire lui-même.

Il ne faut pas penser que l’exception de cette histoire fait la règle dans le marché, mais il ne faut pas se mettre la tête dans le sable et croire que de telles situations seraient impossibles dans votre commerce. Afin d’éviter ce genre de situation, il est important d’être transparent et de bien communiquer ce qui est toléré et ce qui ne l’est pas. De plus, nous vous suggérons de :

  • Faire la promotion de votre ligne de délation et de communiquer régulièrement avec vos employés de gestion;
  • D’imposer les mêmes règles d’éthique et de procédures à tous les employés lors d’achat de produits, et ce peu importe le niveau hiérarchique;
  • De garder un certain lien de communication avec les fournisseurs et de questionner directement ces derniers sur les « gratuités » inexpliquées;

Finalement, lorsqu’un doute s’installe, parlez-en avec vos employés, ils en savent souvent plus que l’on pense!

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